Lettrio

Demande de travaux au propriétaire

Demandez à votre propriétaire ou bailleur des réparations urgentes (plomberie, chauffage, moisissures, électricité) avec les obligations légales du bailleur.

Aperçu gratuit, puis 2,99 € le courrier complet

Générer le courrier

Vous

Pays : France ·

Optionnel, déduit de l'adresse

Aperçu

Votre courrier apparaîtra ici

Exemple de courrier

M. Pierre Hargeais Agence Hargeais Immobilier 64 rue Nationale 59000 Lille
M. Daniel Ossei Appartement 2 18 rue Marlot 59800 Lille 06 12 34 56 78 daniel.ossei@example.com
Lille, le 9 février 2026
Lettre recommandée avec accusé de réception Objet : Demande de travaux - panne de chauffage et humidité, appartement 2, 18 rue Marlot Monsieur, Je vous demande de faire réparer la chaudière et de traiter l'humidité du logement que je loue au titre du bail du 3 juin 2025. Ces réparations vous incombent en application de l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989. 1. Chauffage. La chaudière ne produit plus de chaleur depuis le 2 février 2026. Le logement n'est plus chauffé depuis sept jours, avec des températures relevées entre 11 et 13 degrés. Ma fille, âgée de quatre ans, dort dans la chambre arrière. 2. Humidité et moisissures. Des moisissures noires se sont étendues sur le mur de la chambre arrière depuis environ trois mois, sur une surface d'environ un mètre sur 60 cm. Elles réapparaissent quelques jours après chaque nettoyage, ce qui laisse penser à une cause structurelle et non à une simple condensation. J'ai signalé la panne de chaudière par téléphone à votre agence le 2 février puis le 5 février, et l'humidité par courriel le 14 janvier 2026. Aucune visite n'a eu lieu à ce jour. Vous trouverez ci-joint des photographies datées des deux désordres. Compte tenu des températures et de l'âge de ma fille, je vous demande de faire réparer ou remplacer la chaudière sous 7 jours, et de faire diagnostiquer l'origine de l'humidité sous 14 jours. Je suis disponible pour l'accès au logement tous les jours de semaine après 16 heures et le samedi toute la journée. Indiquez-moi un créneau et je m'y tiendrai. Sans réponse de votre part sous 7 jours, je saisirai la commission départementale de conciliation ainsi que le service communal d'hygiène et de santé. Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. Daniel Ossei
M. Daniel Ossei

Le vôtre sera rédigé à partir de vos propres réponses.

Voir l'aperçu gratuit de mon courrier

Demander des travaux à son propriétaire, efficacement

La demande de travaux est le courrier par lequel un locataire signale au bailleur qu'un élément du logement doit être réparé. La plupart des locataires envoient un SMS, obtiennent une réponse vague, et attendent encore trois mois plus tard sans rien pouvoir prouver. Le courrier compte parce que l'obligation du bailleur se déclenche à partir du moment où il est informé : tant que vous ne l'avez pas fait, et que vous ne pouvez pas le prouver, le compteur n'a pas démarré.

L'objectif n'est pas d'être agressif. Il est d'être précis, daté, et impossible à mal se rappeler.

Ce que le bailleur doit réparer

L'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 impose au bailleur de délivrer un logement décent et d'y effectuer toutes les réparations nécessaires autres que les réparations locatives. Le décret n° 2002-120 définit la décence : absence de risque pour la sécurité et la santé, équipements en bon état de fonctionnement, chauffage, eau, électricité aux normes, surface minimale, absence d'infestation.

  • Relèvent du bailleur : la toiture, la structure, la chaudière et les installations de chauffage, la plomberie encastrée, l'installation électrique, l'étanchéité, la vétusté normale des équipements fournis.
  • Relèvent du locataire : l'entretien courant et les menues réparations listées par le décret n° 87-712 — joints, remplacement de vitres cassées, débouchage courant, remplacement d'ampoules, entretien annuel de la chaudière.
  • La vétusté n'est jamais à la charge du locataire : un équipement qui s'use normalement est remplacé par le bailleur, même si c'est le locataire qui l'utilise.

Rédiger un courrier incontestable

  1. Décrivez le désordre, pas la gêne. « De l'eau traverse le plafond de la chambre arrière sur environ 40 cm, la surface est humide au toucher » vaut mieux que « il y a une fuite à l'étage ».
  2. Datez la première apparition et chacun de vos signalements. C'est cette ligne qui établit depuis quand le bailleur sait.
  3. Indiquez la conséquence — pas de chauffage en février, un enfant asthmatique dans une chambre moisie, un défaut électrique. L'urgence se juge à l'effet, pas aux adjectifs.
  4. Joignez des photos datées. Deux ou trois suffisent ; personne ne regarde quarante clichés.
  5. Fixez un délai raisonnable et proposez l'accès. Les bailleurs temporisent en invoquant l'impossibilité d'entrer : listez vos disponibilités et supprimez l'argument.
  6. Annoncez la suite si le délai passe — saisine de la commission départementale de conciliation, du service d'hygiène de la mairie, ou du juge. Une fois, calmement, à la fin.

Envoyez en recommandé

Un courriel suffit pour un premier signalement. Dès qu'il y a un enjeu (chauffage, humidité, sécurité) ou que le bailleur ne répond pas, passez au recommandé avec accusé de réception. C'est la preuve de la date qui compte, et c'est elle qui manque systématiquement dans les dossiers perdus.

Ne suspendez pas le paiement du loyer

C'est l'erreur qui fait perdre des dossiers solides. Cesser de payer parce que les travaux ne sont pas faits vous expose à une procédure pour loyer impayé, bien plus simple à gagner pour le bailleur que votre demande de travaux ne l'est pour vous. Seul le juge peut autoriser une consignation du loyer ou une réduction : demandez-la, ne vous l'accordez pas.

Si rien ne bouge

  • Relancez par écrit en rappelant la date du premier courrier.
  • Saisissez la commission départementale de conciliation : elle est gratuite, paritaire, et débloque une bonne partie des situations avant le stade judiciaire.
  • Alertez le service communal d'hygiène et de santé ou l'agence régionale de santé en cas d'insalubrité ou de danger.
  • Saisissez le juge des contentieux de la protection en dernier recours : il peut ordonner les travaux sous astreinte et accorder des dommages et intérêts.
  • Conservez tout. Courriers, accusés de réception, photos, passages d'artisans, rendez-vous non honorés. Ces dossiers se gagnent sur la chronologie.

FAQ

Faut-il écrire au propriétaire ou un appel suffit-il ?

Écrivez, systématiquement. L'obligation du bailleur se déclenche à partir du moment où il est informé : tant que vous ne pouvez pas prouver la date du signalement, le compteur n'a pas démarré. Un appel obtient souvent la réparation, et c'est très bien ; s'il n'aboutit pas, seul un courrier daté fait la différence. Envoyez la lettre même après avoir téléphoné.

Quelles réparations sont à la charge du locataire ?

Celles listées par le décret n° 87-712 : entretien courant et menues réparations — joints, vitres cassées, débouchage courant, ampoules, entretien annuel de la chaudière. Tout le reste incombe au bailleur, y compris la vétusté : un équipement qui s'use normalement est remplacé par lui, même si c'est vous qui l'utilisez. En cas de doute, la question à poser est celle de l'usure normale contre la dégradation.

Sous quel délai le propriétaire doit-il intervenir ?

La loi parle de délai raisonnable plutôt que d'un nombre de jours, et le raisonnable se juge à la conséquence : une absence de chauffage en hiver ou un défaut électrique se comptent en jours, un robinet qui goutte en semaines. Fixez un délai proportionné au risque, expliquez pourquoi vous l'avez choisi, et proposez des créneaux d'accès précis.

Puis-je cesser de payer le loyer tant que les travaux ne sont pas faits ?

Non, et c'est l'erreur qui fait perdre des dossiers solides. Suspendre le loyer vous expose à une procédure pour impayé, bien plus simple à gagner pour le bailleur que votre demande de travaux ne l'est pour vous. Seul le juge peut autoriser une consignation du loyer ou une réduction : il faut la lui demander, pas se l'accorder.

Les moisissures sont-elles à la charge du propriétaire ?

Oui lorsqu'elles proviennent d'un défaut du logement — infiltration, absence d'étanchéité, ventilation insuffisante, VMC en panne. Les bailleurs invoquent souvent le mode de vie du locataire : documentez le fait que les moisissures réapparaissent quelques jours après nettoyage, leur localisation et leur progression. Un logement humide au point de nuire à la santé n'est pas décent au sens du décret n° 2002-120.

Que faire si le propriétaire ne répond pas ?

Relancez par écrit en rappelant la date du premier courrier, puis saisissez la commission départementale de conciliation : elle est gratuite et débloque beaucoup de situations. En cas d'insalubrité ou de danger, alertez le service communal d'hygiène et de santé ou l'agence régionale de santé. En dernier recours, le juge des contentieux de la protection peut ordonner les travaux sous astreinte.

Ce service est-il gratuit ?

L'aperçu est gratuit, 3 fois par mois. Le courrier complet (texte intégral, PDF et copie par email) coûte 2,99 €, sans abonnement.

Les courriers sont-ils juridiquement valables ?

Le courrier suit les usages formels de votre pays et cite les textes applicables. Relisez-le avant de l'envoyer : ce n'est pas un avis juridique.